A la manière de l'Albatros
Souvent, pour s'amuser, les gens de
la Caverne
Essaient de noyer Can, le Kaan du papillon,
Dans la mer du pixel, ignorée du grand Verne,
Où la pieuvre a pour nom Epicure ou Villon.
A peine l'ont-ils pris, attaché
à sa planche,
Que notre athlète turc songe à son chien
Bekir
Et lâchant sa souris, s'en va faire la planche,
Derviche concentré, plus vaillant qu'un fakir
!
Tandis qu'autour de lui on réchauffe
un potage,
Exilé dans Paris au milieu des Français,
Il brasse ses pensées pour fuir le papotage,
La crevette au nioc mam et le bouillon épais.
Volant sur son tapis d'Istanbul
au Bosphore,
Cet étranger serein, familier de Camus,
Sous ses cheveux mêlés, vraie nasse de
phosphore,
Déchiffre en souriant les codes inconnus.