
Dominique
Hoeltgen
(ancienne collaboratrice)
par
Jeanne Suhamy
Dominique est reporter sans
frontières, elle a été correspondante
au Japon pour Internet
Actu.
"Il y
a tant d'êtres et de choses à découvrir
encore...". En
vingt ans de carrière dans la presse internationale,
Dominique, qui vit actuellement à Tokyo, a
sillonné la planète : n'importe, sa
chaise remue et son oeil brille quand elle égrène
ses voyages (plus de cinquante pays en tout !) dans
une litanie loufoque à la Lanzmann. Elle a
trouvé des diamants au Venezuela, elle a fait
la guerre en taxi-brousse au Mali et au Burkina ;
elle a fait sortir des chars au Yémen, elle
a cherché des pierres néolithiques en
Mauritanie ; elle a traversé le Sahara dans
tous les sens, elle a chassé le dragon à
Komodo
Ses origines elles-mêmes sont cosmopolites,
enfouies du côté des grands baroudeurs
du Nord : Luxembourg, Belgique, Hollande, Etats-Unis.
Après
des études économiques et littéraires
(maîtrise de Lettres, Institut d'Administration
de Paris), Dominique s'essaie à une vie sage
et sédentaire, en suivant des stages en entreprise.
Verdict : " trop de poussière sur les
gens et sur les choses !". Journaliste dans
l'âme, elle fait ses premières armes
au Journal de la Communication, puis part enseigner
le français en Algérie. C'est le début
d'une longue passion pour le continent africain. Elle
publie L'Algérie, un guide touristique,
et Le salaire des Africains, aux Editions Jeune
Afrique. Engagée comme journaliste chez
Jeune Afrique, elle assure des reportages sur
l'Afrique pour Le Journal de l'Economie africaine,
Jeune Afrique Magazine. Elle devient ensuite
rédactrice en chef de La Lettre du Continent
et de la lettre Afrique Energies.
Changement de
cap et de continent en 1988 : elle embarque en direction
du Middle West américain, et atterrit "au
cur de l'Amérique profonde",
à Detroit (Michigan), "une ville en
décrépitude complète"
qu'elle observe en sociologue. Correspondante aux
Etats-Unis pendant deux ans pour des journaux africains
et français, elle réalise aussi des
émissions à la BCTV, télévision
du Michigan.
Une escale romaine
la mène en Italie, pays qu'elle adore pour
sa dolce vita : elle y assure la rédaction
française de Cérès, revue
consacrée au tiers-monde et publiée
par l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture.
Rentrée
à Paris début 95, Dominique reprend
ses activités de journaliste à titre
indépendant et "plonge" dans
Internet. Là, elle se découvre très
vite pionnière : c'est l'une des premières
en France à avoir perçu et analysé
le Web comme phénomène de société
et non sous l'angle informatique. "Les ingénieurs,
enfermés dans leur discours technique, ne savaient
pas en parler". Elle écrit alors deux
livres palpitants et prémonitoires : Internet
pour tous, en septembre 1995 (publié aux éditions
du Téléphone) et, en décembre
1996, Les marchands de l'Internet (éd. Du Téléphone)
: réalisé à partir de deux cents
interviews des premiers e-commerciaux, ce livre "qui
se lit comme un roman", fourmille d'intuitions
sur la fameuse évolution des métiers
dont on parle tant aujourd'hui.
A Tokyo depuis
novembre 1999, Dominique collabore avec Netsurf,
L'Expansion, Solo, E-business, France-Japon Eco
et Internet
Actu, dont elle est une fidèle
de longue date : en 1998, elle avait déjà
couvert, pour LMB Actu, le rendez-vous annuel de l'ISOC
à Autrans. Le Japon compte plus d'internautes
que la France et les reportages de Dominique déclinent
la folie nipponne pour les gadgets, distributeurs
de musique en MP3, montres futuristes, mobiles connectés...
Elle aime
: découvrir
des pays, des gens, le ski en hiver, l'aquarelle
(pour ses carnets de voyage), sa fille
Elle parle :
anglais,
italien, espagnol, et elle apprend le japonais.
Elle a
aussi écrit : Le
goût des truffes au lard,
une comédie-roman "pour s'amuser".
Internet
: "Cet outil
change les donnes de l'expatriation, en annulant
les coupures chronologiques, spatiales, avec la
famille, les amis : je sais au jour le jour ce que
fait ma fille, par exemple
Et pour l'information,
c'est magique !"
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J.S. 2001
