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Ce numéro porte sur les nouveaux modèles de la
communication scientifique. Cette expression est ambiguë :
elle désigne aussi bien la communication dont les
scientifiques font usage entre eux, que la communication de
leurs découvertes à ceux qu'elles peuvent concerner
directement (les utilisateurs), ou indirectement (le grand
public). La
communication scientifique n'est pas une pièce secondaire ou
annexe du travail scientifique : elle est un instrument
fondamental, et à ce titre, fait elle-même objet de science.
Dans tous ces domaines, Internet transforme les données
traditionnelles. Un simple curieux peut avoir accès à une
masse d'information, qui, selon l'usage qu'il en fera, et ses
capacités, peuvent lui donner un réel savoir ou un dangereux
vernis. D'autre part, la gratuité et la rapidité de la
diffusion sur Internet bouleverse quelque peu l'ordre
traditionnel des publications scientifiques et le rituel des
"pre-prints" et de la "reconnaissance par les pairs", assortis
à la main-mise des grands éditeurs. Ce numéro est centré
autour de la déjà fameuse "initiative de Budapest" qui entend
rendre l'initiative, justement, aux chercheurs.
Bernard
Pau
Lien causal entre
respiration et viellissement
Comprendre les mécanismes biologiques du
viellissement est un objectif fascinant mais complexe vu le
rôle du milieu et le contrôle évidemment polygénique du
processus. Plusieurs catégories d'arguments expérimentaux nous
ont conduits à penser que le métabolisme respiratoire jouait
un rôle majeur dans le contrôle de la longévité.
L'étude de ce problème requiert l'utilisation de
systèmes modèles comme la drosophile, le nématode
Caenorhabditis elegans, la levure Saccharomyces cerevisiae ou
le champignon filamenteux Podospora anserina. Chez cette
dernière espèce, G. Rizet montra dès 1953 que toutes les
souches de ce champignon, quelles que soient les conditions de
culture, avaient une croissance végétative limitée et que le
processus "nature" qui limite de manière inéluctable cette
croissance végétative était un processus de sénescence. Dans
les années 1980, le laboratoire de Léon Belcour au CNRS de
Gif-sur-Yvette et un laboratoire allemand (K. Esser)
montrèrent que les mitochondries étaient impliquées dans ce
processus et que le viellissement dans cette espèce était
systématiquement accompagné de modifications spécifiques du
chromosome mitochondrial. Notre travail se situe dans la
lignée de celui de L. Belcour.
Afin de
tester directement l'hypothèse de l'implication du métabolisme
respiratoire dans le contrôle de la longévité, nous avons
remplacé un gène nucléaire codant une sous-unité essentielle
de la cytochrome oxydase (complexe enzymatique terminal de la
chaîne respiratoire) par un gène inactif. Bien que Podospora
anserina soit un organisme aérobie strict, cette inactivation
est viable grâce à l'existence, chez cet organisme, d'une
seconde voie respiratoire (dite alternative). De telles voies,
inexistantes chez les animaux, sont présentes chez les plantes
et certains protistes. L'étude du mutant ainsi obtenu
révèle que l'absence de cytochrome oxydase, donc de
respiration utilisant la voie "normale", et/ou l'utilisation
exclusive de la respiration alternative conduit à une
croissance ralentie, à une diminution du taux de radicaux
libres et à une augmentation spectaculaire de la longévité.
Alors que, dans nos conditions de laboratoire, les cultures de
la souche sauvage arrêtent de croître vers 10-15 cm (15-20
jours), la plupart des cultures mutantes ont dépassé 2,50 m
(plus de 2 ans) et poussent toujours. Par ailleurs, ce mutant
présente une très forte stabilisation de son chromosome
mitochondrial. Ces données démontrent de façon non
équivoque un lien causal entre activité respiratoire et
longévité : puisque la perte de la fonction "cytochrome
oxydase" est cause d'"éternité", cela signifie que la fonction
respiratoire "normale", seule présente dans la plupart des
espèces et normalement utilisée chez P. anserina, contribue à
la limitation de la longévité.
Chez de nombreux
organismes, dont l'homme, les données montrant une corrélation
entre sénescence et dysfonctionnement mitochondrial sont
nombreuses. Cependant, jamais de relation de causalité entre
une fonction donnée et le viellissement n'avait été établie
jusqu'à présent. Quels sont les mécanismes en jeu dans ce
lien de cause à effet entre respiration et vieillissement ?
Plusieurs hypothèses peuvent être émises. Elles se situent
dans le cadre de la théorie du métabolisme énergétique ou
théorie du "taux de vie", fondée sur l'observation d'une
corrélation inverse entre longévité et taux métabolique.
L'utilisation de l'oxydase alternative entraîne une diminution
importante de la production énergétique. En effet, la
principale source d'énergie dans les organismes aérobies est
stockée sous forme de molécules d'ATP. Ces molécules sont
synthétisées dans les mitochondries via un transfert
d'électrons le long de la chaîne respiratoire dont le
composant terminal est la cytochrome oxydase. L'utilisation
exclusive de la respiration alternative est cause d'une
réduction d'environ 2/3 de la production d'ATP. Cette
déficience énergétique pourrait être un facteur important dans
l'augmentation de la longévité. De plus, il est possible que
l'oxydase alternative ait un rôle antioxydant. Ces différentes
hypothèses sont actuellement testées au
laboratoire.
Nos résultats pourraient avoir des implications
importantes dans la compréhension du contrôle de la longévité
et des mécanismes de viellissement dans des systèmes
biologiques variés. En effet, bien qu'il y ait probablement,
suivant la structure biologique des espèces, des mécanismes
multiples responsables du viellissement, certains sont
vraisemblablement communs à la plupart des espèces. Le rôle,
établi ici, de l'activité respiratoire sur la longévité
pourrait être l'un de ces facteurs communs.
Référence Dufour E. et al.,
2000, Proc. Natl. Acad. Sci USA, 97,
4138-4143
Contact chercheur : Annie Sainsard-Chanet : Annie.Sainsard@cgm.cnrs-gif.fr Centre
de génétique moléculaire CNRS - Gif-sur-Yvette +33 1
69 82 38 82
"Biologie cellulaire : du normal au
pathologique" Un bilan
Daniel Louvard, directeur de recherche au CNRS,
dresse ici le bilan - très positif et encourageant - de cette
action soutenue par le département des Sciences de la vie du
CNRS depuis 1996.
Ce programme, mis en œuvre à la fin de l'année 1996
grâce au concours d'un comité international, présidé par
Daniel Louvard, constitué de personnalités françaises et
étrangères spécialistes du domaine, a sélectionné cinquante
projets de recherche financés pour une période de deux
ans. Parmi ces cinquante projets, dix équipes financées par
le CNRS dans le cadre de l'action soutenant les jeunes
chercheurs (programmes ATIPE) ont obtenu un financement pour
mener à bien leurs recherches. La répartition sur le
territoire national de ces équipes associées au CNRS était
équilibrée, de même que la représentation des grandes
orientations scientifiques dépendant de ce domaine. Les
cinquante responsables de projets ont fourni un rapport à
mi-parcours, c'est-à-dire après un an de financement, qui a
été transmis à la direction du département des Sciences de la
vie. Quant aux rapports finaux qui accompagnent ce bilan, ils
ont été remis par les équipes concernées et illustrent bien
les travaux qui ont pu être poursuivis grâce à ce
financement.
Le bilan des recherches accomplies, concrétisées par
ces quelque deux cents publications, nécessite un commentaire
complémentaire : il faut en effet souligner non seulement le
nombre élevé de publications - en moyenne trois publications
par an et par projet -, mais aussi le facteur d'impact élevé
des journaux dans lesquels ces travaux ont été publiés. En
effet, la moyenne des publications permet de calculer un
facteur d'impact de 7,90. On notera également que 54
publications ont paru dans des journaux d'impact supérieur ou
égal à 10.
L'analyse des travaux publiés montre que, dans leur
très grande majorité, les équipes concernées ont suivi le
programme de recherche qu'elles s'étaient fixé et que
certaines d'entre elles ont dépassé leurs objectifs. Les
travaux réalisés ont été accomplis par l'équipe demandeuse,
qui a souvent conduit cette recherche en association avec
d'autres équipes ayant bénéficié de ce financement. En outre,
dans le cours de la réalisation de ce projet, d'autres
collaborations ont été initiées pour progresser dans une
recherche compétitive.
Une autre remarque particulièrement satisfaisante est
la participation nombreuse de jeunes équipes à ce programme et
l'implication de doctorants qui ont ainsi pu être formés à une
recherche de qualité dans les laboratoires du CNRS, tout en
bénéficiant d'un financement comparable à celui que des
responsables de projets de même type peuvent obtenir d'autres
organisations nationales ou internationales. Il faut noter,
une fois n'est pas coutume, que, dans le cadre de cette
action, la dotation annuelle des équipes - comprise entre 200
000 et 400 000 francs pour une période totale de deux ans - a
permis à certains laboratoires de s'engager dans une recherche
innovante, qui s'est traduite, à la fin, par des résultats
publiés dans d'excellentes revues internationales.
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| Conclusion et
recommandations | |
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Conclusion et recommandations
En conclusion, on pourrait regretter que de plus
nombreuses actions de ce type ne puissent plus être
régulièrement mises en œuvre par le CNRS pour soutenir des
projets et l'émergence d'une communauté scientifique active et
capable de générer des recherches innovantes, comme le faisait
autrefois la DGRST. A l'issue de ce programme, qui a démontré
sa capacité à fédérer les équipes les plus méritantes, on
pourrait envisager une réunion scientifique au cours de
laquelle les participants à cette action présenteraient leurs
travaux et établiraient ou renoueraient des liens de
coopération, confortant ainsi un tissu de recherche qui s'est
développé au cours de ces trois dernières années. Une
telle réunion aurait pour avantage de structurer la
discipline, de permettre aux étudiants et chercheurs de niveau
post-doctoral d'élargir leur horizon et de mieux connaître les
laboratoires qui, en France, travaillent dans ce domaine, et
de créer ainsi les conditions d'une mobilité, tant réclamée,
des personnels des organismes publics de recherche.

Au moment où la recherche sur le génome et la génomique
fonctionnelle bénéficient ou vont bénéficier de soutiens
financiers importants, il me paraît pertinent de souligner
l'importance des travaux réalisés dans le secteur de la
biologie moléculaire de la cellule et en particulier des
recherches orientées vers l'analyse des mécanismes
moléculaires intégrés à l'échelle cellulaire, que les cellules
soient normales ou responsables de processus
physiopathologiques. Les travaux réalisés par ces équipes
constituent des valeurs sûres pour la mise en œuvre de projets
de recherche dans le domaine de la génomique fonctionnelle, de
recherches post-génomiques ou plus généralement ayant pour
objectif l'étude expérimentale de la fonction de gènes et de
leur rôle dans diverses pathologies affectant les espèces
animales et l'espèce humaine.
Un effort financier important a été consenti par la
direction des Sciences de la vie du CNRS pour soutenir des
équipes dans des domaines de recherche trop souvent délaissés
au profit d'actions médiatisées. Les laboratoires concernés,
qui ont démontré leur sens de la compétition et leur aptitude
à faire avancer la science, devraient être associés aux
réflexions futures et aux actions programmées si l'on souhaite
que la connaissance du génome puisse se traduire par une mise
à disposition de meilleurs outils diagnostiques et
thérapeutiques.
Daniel
Louvard directeur de recherche au CNRS UMR 144
CNRS-Institut Curie Paris
Le tableau récapitulatif des
travaux publiés ou en cours de soumission et l'étude
bibliométrique ont été réalisées, respectivement, par
Christine Tarenne, du secrétariat de la direction de la
section de Recherche de l'Institut Curie, et Frédérique
Berger, documentaliste au sein de la section de Recherche de
l'Institut Curie.
Un nouveau Laboratoire européen
associé Languedoc-Roussillon - Catalogne espagnole en sciences
de la vie
"Ecosystèmes méditerranéens dans un monde
changeant", tout un programme pour le nouveau laboratoire
européen associé dont la convention a été signée le 20 juin
2000 à Montpellier entre le CNRS et ses partenaires
catalans.
En 1992, le CNRS a créé le concept des laboratoires
européens associés (LEA), amorçant ainsi la construction de
l'espace européen de la recherche par la communauté
scientifique. Les LEA sont des structures regroupant par une
convention des équipes appartenant à deux ou trois pays
européens décidées à mettre en commun pendant quatre ans
renouvelables des ressources humaines et matérielles pour
réaliser un programme de recherche défini conjointement. Plus
récemment, le besoin exprimé par la communauté scientifique de
disposer d'une structure labellisée de soutien aux
coopérations multilatérales a conduit le CNRS à proposer à des
partenaires la création des groupements de recherche européens
(GDRE). Les LEA et les GDRE sont de véritables laboratoires
internationaux, multilocalisés, répondant aux besoins actuels
d'organisation de la recherche scientifique et
technologique.
Un
nouveau laboratoire européen associé baptisé "Ecosystèmes
méditerranéens dans un monde changeant" a été créé le 20
juin 2000 à Montpellier entre le Cefe (Centre d'écologie
fonctionnelle et évolutive, UPR 9056 CNRS) à Montpellier, le
Creaf (Centre de Recerca Ecològica i Aplicacions Forestals)
à l'Université autonome de Barcelone et le département de
biologie végétale de l'Université de Barcelone. Une
quarantaine de chercheurs des deux régions sera impliquée
dans cette association méditerranéenne. Les principaux
thèmes de recherche seront :
•
écologie, biologie et génétique des espèces envahissantes,
colonisatrices ou rares ; • relations entre les traits
biologiques des espèces et leurs réponses aux perturbations
du milieu, notamment dans le cas d'un changement
d'utilisation des terres ; • fonctionnement des
écosystèmes et des paysages en termes de flux d'énergie et
de matière et développement de nouveaux outils d'analyse
; • évolution des paysages et sa relation avec les
changements d'utilisation des terres ; Développement de
modèles de simulation à différentes
échelles.
La collaboration entre le Cefe et les laboratoires
catalans s'inscrit dans la perspective de la mise en place
d'un réseau européen qui permettra le suivi à long terme de
l'évolution des écosystèmes méditerranéens. Pour la France, ce
site correspond aux garrigues du Nord-Ouest de Montpellier où
le Cefe a déjà implanté d'importants équipements de
mesure.
Ce LEA
vient s'ajouter aux quatre LEA franco-catalans déjà
existants, dont deux en sciences de la vie : • le LEA "
Biologie moléculaire et cellulaire végétale ", qui a vu le
jour en 1992. Il associe le laboratoire Génome et
développement des plantes de Perpignan (UMR CNRS-Université
de Perpignan-Institut de recherche pour le développement) et
le Centro de Investigaciones y Desarollo (Departamento de
Genética Molecular - CSIC) de Barcelone. • le LEA "
Sciences de la mer ", créé en 1996 entre l'observatoire
océanologique de Banyuls (FR CNRS-Université Paris VI), le
laboratoire de stabilité de l'écosystème corallien (URA
CNRS-Université de Perpignan) et le laboratoire de
sédimentologie et géologie marines de Perpignan (URA
CNRS-Université de Perpignan) pour la partie française et le
Centro de Estudios Avenzados de Blanès (CSIC), le
Departamento de Geologia Dinamica, Geofisica y
Paleontologia, le Departamento d'Ecologia et le Departamento
de Microbiologia (Université de Barcelone) pour la partie
espagnole.
La création de ce nouveau LEA confirme le souhait du
CNRS de continuer à développer les collaborations
scientifiques entre les unités de recherche du
Languedoc-Roussillon et les laboratoires de la
Catalogne.
Michel Lazdunski, un chercheur
en or
La direction générale du CNRS a attribué la Médaille
d'Or du CNRS pour l'année 2000 à Michel Lazdunski, professeur
à la Faculté de médecine de l'Université de Nice - Sophia
Antipolis, directeur de l'Institut de pharmacologie
moléculaire et cellulaire du CNRS. Spécialiste mondila des
canaux ioniques, Michel Lazdunski est l'auteur, avec son
équipe, de travaux internationalement reconnus tant sur le
plan fondamental que sur celui de leurs applications
pharmacologiques et pathologiques.
Le début de la carrière de Michel Lazdunski a porté sur
l'analyse des propriétés de structure spatiale des protéines,
des interactions protéines-protéines et des mécanismes de
catalyse enzymatique. Ces travaux lui ont valu la médaille
d'argent du CNRS. Depuis environ 25 ans, Michel Lazdunski
consacre l'essentiel de sa recherche aux canaux ioniques, dont
la première fonction est d'être les microgénérateurs
d'électricité biologique qui permettent aux cellules du
système nerveux de communiquer entre elles et avec leurs
organes cibles, aux cellules musculaires et vasculaires de
déclencher leur contraction, aux cellules cardiaques de
déclencher la contraction rythmique, aux cellules du système
endocrine de déclencher la sécrétion d'hormones. L'équipe
dirigée par Michel Lazdunski a joué un rôle de pionnier dans
l'exploration de la nature moléculaire et du fonctionnement de
ces canaux ioniques en combinant des approches expérimentales
de biochimie, de biologie moléculaire et cellulaire,
d'électrophysiologie et de pharmacologie. Elle a, en outre,
réussi, en utilisant un arsenal pharmacologique très divers et
sophistiqué, à apporter un éclairage nouveau sur le rôle de
ces canaux ioniques et d'autres systèmes de transport d'ions
dans la compréhension de certaines perceptions sensorielles
ainsi que dans celle de la douleur, ou celle de l'action des
anesthésiques volatils. Leurs travaux ont aussi débouché sur
la compréhension de pathologies aussi variées que
l'hypertension, les anomalies du rythme cardiaque,
l'insuffisance cardiaque, l'ischémie cérébrale et de la moelle
épinière, l'épilepsie, les pathologies musculaires, le
diabète, la mucoviscidose, les atteintes rétiniennes dues au
glaucome, etc. L'ensemble de ces recherches font de Michel
Lazdunki et de son équipe les spécialistes mondiaux des canaux
ioniques et de leur pharmacologie.
Né en 1938 à Marseille, ingénieur chimiste en 1959, Ph.
D. en chimie-physique en 1962, Michel Lazdunski obtient un
doctorat ès sciences en biochimie en 1964. Entré au CNRS en
1962 comme attaché de recherche à l'Institut de biochimie du
CNRS à Marseille, il y dirige dès 1964 un petit groupe de
physicochimie des protéines. Puis, en 1967, il prend la tête
du groupe de physicochimie des protéines et enzymologie, qu'il
anime jusqu'en 1973 au sein du Centre de biochimie et de
biologie moléculaire du CNRS de Marseille. Il crée alors à
Nice le Centre de biochimie du CNRS qu'il dirige jusqu'en
1989, année au cours de laquelle il fonde l'Institut de
pharmacologie moléculaire et cellulaire du CNRS (IPMC) à
Sophia Antipolis, dont il est le directeur depuis
l'origine. Parallèlement à sa carrière scientifique, Michel
Lazdunski a consacré beaucoup de son temps à l'enseignement.
Professeur à l'Université de Marseille depuis 1965, puis à la
chaire de biochimie de l'Université de Nice, il est nommé
professeur à l'Institut universitaire de France en 1991,
titulaire de la chaire de pharmacologie moléculaire. Tout
au long de sa carrière, Michel Lazdunski a participé à de
nombreux instances d'évaluation ou d'orientation de la
science, et s'est impliqué au plus haut niveau dans la
stratégie d'associations caritatives. Il est actuellement
membre du Conseil scientifique du CNRS et du Comité national
de coordination des sciences du vivant. Médaille d'argent
du CNRS en 1976 pour ses travaux portant sur l'enzymologie et
la structure des protéines, Michel Lazdunski est lauréat de
plusieurs prix prestigieux : Grand prix de l'Académie des
Sciences Charles-Léopold Mayer (1983), prix de la Fondation
Athéna-Institut de France (1991), Grand prix de l'Académie des
Sciences pour la recherche d'intérêt médical et, avec son
équipe, le Neuroscience Award de la Fondation Bristol-Myers la
même année. Il est membre de l'Academia Europaea depuis 1989
et de l'Académie des Sciences française depuis 1991.
Michel Lazdunski est officier de la Légion d'honneur et de
l'Ordre national du mérite.
André Verbert, un
"glycomaniaque" enthousiaste
Récemment, deux de nos collègues chercheurs, Marc
Leng et André Verbert, nous quittaient brutalement. Nous
rendons ici hommage à ces scientifiques internationalement
reconnus.
Guide
des laboratoires pour les entreprises, les services et les
innovateurs
Ce guide est un outil indispensable à toute entreprise
voulant améliorer son fonctionnement, ses techniques, ses
produits et innover pour gagner en compétitivité. 1000
unités de recherche présentent leurs objectifs, leur
savoir-faire et les équipements dont elles disposent, aux
travers de fiches synthétiques classées par régions. Des
index de laboratoires et de mots-clés permettent une recherche
aisée. Le guide d'un coût de 270 frs, est disponible
uniquement sur commande à l'adresse suivante : CNRS
Editions 151 bis rue Saint-Jacques - 75005 Paris Tél. :
+ 33 1 53 10 05 05
Contact :
Christelle Poulain
Des chimères, des clones et des
gènes
Ce livre a pour ambition de donner au lecteur une idée
de ce qu'est le développement des organismes et l'état actuel
des recherches dans ce domaine. Il se propose de révéler
l'extraordinaire diversité des facteurs et des processus qui,
ensemble, président à la formation d'un être vivant. Après la
brebis Dolly et les cohortes de moutons et de veaux clonés,
chacun est en droit de se demander si on n'en viendra pas un
jour à appliquer ces méthodes à l'espèce humaine. Voilà qui
suscite des espoirs et des craintes qui doivent être évalués
raisonnablement." N.L.D. Nicole Le DOUARIN est professeur au
Collège de France, Secrétaire perpétuelle de l'Académie des
sciences, de la National Academy des Etats-Unis et de la Royal
Society de Londres, elle a dirigé l'Institut d'Embryologie
cellulaire et moléculaire (CNRS).
Odile
Jacob Editeur
Le monde végétal Du génome à la plante
entière
Ce rapport de l'Académie des Sciences (rapport sur la
science et la technologie n° 10) présente l'actualité des
recherches sur le monde végétal, en se limitant aux plantes
supérieures à cause de leur importance en agriculture. Il fait
le point des toutes dernières avancées dans la connaissance de
leur génome, de leur reproduction et leur développement, de
leur métabolisme, de leur statut hydrominéral et de leur
capacité de réponse aux contraintes environnementales, de même
que des interactions avec les facteurs biotiques du milieu.
Sont abordées également les questions de la biodiversité, de
la transgenèse, et des conséquences en termes d'applications
dans le domaine agricole. Dans le but de garantir le meilleur
développement des sciences végétales pour le bénéfice même de
la société, les auteurs présentent différents ordres de
recommandations, en termes d'orientations scientifiques,
d'organisation de la recherche, de formation et de réponse à
la demande sociale.
Editions TEC & DOC

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