
Sylvain
Jouty
(ancien
collaborateur)
par lui-même
Ecrivain et
journaliste, Sylvain a travaillé chez FTPress
comme rédacteur de Correspondances.
Né en
1949. N'a jamais cru en l'an 2000 : n'ayant pas réussi
à s'acclimater totalement au XXe siècle,
craint que le suivant ne l'achève. Après
avoir commencé dans la vie active comme correcteur
à la préhistoire (plomb, composteur
et linotype), a été dix-huit ans rédacteur
en chef d'un mensuel spécialisé sur
l'alpinisme, activité à laquelle il
s'est livrée avec passion dans sa jeunesse
; il y a gagné beaucoup de souvenirs et quelques
"premières" dans les Alpes, il y
a perdu quelques amis et un orteil.
Par la suite,
croyant la littérature moins dangereuse, a
réussi à son propre étonnement
à publier trois romans et deux recueils de
nouvelles, récompensés par deux prix
littéraires, ainsi qu'un certain nombre d'ouvrages
sur la montagne. Persiste et signe : un recueil de
nouvelles paraît en février et il s'est
engagé pour un autre roman.
Ces activités,
pour prestigieuses qu'elles soient, n'impressionnant
guère son banquier (comme le disait Jules Renard,
"le métier des lettres est tout de
même le seul où l'on puisse, sans ridicule,
ne pas gagner d'argent"), a repris son bâton
de journaliste, ce qui, après un stage de six
mois intitulé "conception-réalisation
web - multimédia", l'a conduit à
chercher une seconde vie dans les NTIC, les dot-com
B (or not) to B et les starteupes dynamiques : bref,
son chemin ne pouvait que rencontrer celui de FTPress,
où il est actuellement le principal artisan
de la revue Correspondances.
Il aime
: lire,
écrire, cultiver son jardin (57 hectares dans
la Drôme où il plante des noyers et sème
des truffes), les chats, faire de l'escalade à
Fontainebleau, écouter le silence, les sentiers
peu fréquentés.
Il n'aime
pas : dire
ce qu'il n'aime pas ; la littérature "moi-je"
; la télévision ; l'arrivisme et la
vulgarité (c'est-à-dire la télévision)
; le téléphone (même fixe) parce
que, comme disait Jean Cocteau : "alors on
vous sonne, et vous répondez ?".
Il collectionne
: les livres
consacrés auparadis terrestre ; les sujets
d'articles biscornus, diffluences hydrographiques,
mythe de la mer libre du Pôle, localisations
du paradis terrestre (encore lui), cabalistes juifs
hérétiques, le tibétologue
hongrois Csoma de Körös, la théorie
des éléments au Moyen Age, l'histoire
du baromètre, etc. A réussi sur ces
sujets baroques à publier des articles dans
de fort sérieuses revues universitaires, ce
qui l'a passionné mais n'a pas rempli sa bourse
d'un iota.
Ses auteurs
préférés changent selon l'humeur,
l'altitude et l'hygrométrie ; ils sont du reste
trop nombreux pour les citer tous, mais ils correspondent
tous, peu ou prou, à cette définition
donnée par Julien Gracq : "la vraie
littérature est toujours réponse à
ce qui n'a pas encore été demandé".
Aimerait tout de même citer ses amis du groupe
"Nouvelle Fiction" qui l'ont accueilli parmi
eux : Marc Petit, Frédérick Tristan
(prix Goncourt), G.-O. Châteaureynaud (prix
Renaudot), Hubert Haddad, Jean Levi, Francis Berthelot,
François Coupry, Patrick Carré, Jean-Luc
Moreau, Jean Claude Bologne.
Bibliographie
La
région massétérine, roman.
Denoël, 1988.
La visite au tombeau de mes ancêtres,
fictions. Titanic, 1995, grand prix de la nouvelle
de la société des gens de lettres 1997.
Les marchés sont fatigués, roman.
Stock, 1997.
L'odeur de l'altitude, roman. Fayard, 1999.
Grand prix du salon du livre de montagne.
Voyages aux pays évanouis, nouvelles.
Fayard, 2000.
Queen Kong, nouvelles. Fayard, à paraître,
février 2001.
Bleau, la forêt de Fontainebleau et ses rochers.
Acla, 1983.
Histoire de l'alpinisme (avec Roger Frison-Roche).
Arthaud, 1997.
Dictionnaire de la montagne (avec Hubert Odier).
Arthaud, 1999.
Alpinisme, les grandes premières. Sélection
du Reader's Digest, 2000.
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S.J. 2001
